9 sept. 2011

Sneak peek #1


Soyons fous, j'inaugure une nouvelle catégorie sur ce blog, le Sneak peek de la semaine/
Le principe ? Une photo prise de l'Iphone résumant chaque jour de la semaine.


# Lundi : il pleut des cordes, j'achète mon billet pour les Bloody Beetroots



# Mardi : il fait beau, place de La Vieille Ville



# Mercredi : promenade au nord de Prague, passage devant le Palais Veletrzni, gallerie nationale d'art moderne et un verre au Déjà Vu, je contemple les murs entièrement tagués.




# Jeudi : visite du musée Communiste, Concert des Bloody Beetroots



# Vendredi : Chilling and reading


7 sept. 2011

Food #1


Bon si on parlait food un peu ? Je sais que mon lectorat est assez friand de découvertes culinaires et à Prague j'ai pu expérimenter quelques petites choses, alors étudions ça sous forme d'entrée-plat-déssert si vous le voulez bien. Attention la cuisine tchèque n'est pas fine et raffinée telle que nous la connaissons en France. Ici le but est de sortir vivant de l'hiver rude, donc généralement quand on ressort de table deux options s'offrent à nous, la première est de vomir, la seconde est d'aller ce coucher. J'en rajoute à peine.

Commençons avec l'entrée (je précise que ces dégustations ont été faites à des moment différents chaque plat étant très riche et lourd)

ENTREE - le "smaženy sír" = Fromage frit fondu

C'est une sorte de brie/ camembert pâné ou non qui est chauffé dans sa croute, et qui fond à l'intérieur. Accompagné tout simplement de pommes de terre suatées, ou de frites, on le coupe en deux et le fromage vient dégouliner sur les pommes de terre. Un délice. Bien que le fromage pourrait être un peu plus fort (on est française ou on ne l'est pas), cela reste vraiment très bon et très peu cher, si mes souvenirs sont bons ce plat était à peine à 4 €, et inutile de vous préciser qu'après ça seul un grand verre d'eau ou une chope de bière (chacun voit midi à sa porte !) peut encore rentrer dans votre estomac. Ce plat est servi avec une petite confiture d'airelles, pour alléger le tout, mais n'étant pas une grande amatrice de sucré-salé je me suis abstenue.

Photo Google : Smazeny Sir



PLAT - les knedlik = gros gnocchis

On en trouve un peu partout dans les supermarchés vendus soit prédécoupés mais la plupart du temps cela se présente comme une sorte de pâte à pain non cuite. Je dois avouer que la première fois que j'ai croisé cette espèce de gros cylindre jaunâtre je pensais que c'était du pain à faire cuire. C'est en dînant avec Milou que j'ai compris que je faisais fausse route. Les fameux knedlik très répandus en République Tchèque, contrairement aux gnocchis qui sont faits à base de pommes de terre ou de semoule de blés, sont faits uniquement à base de farine à gros grains «Hruba mouka» . Je vais essayer d'en faire moi-même, en attendant je vous laisse la recette trouvée sur internet :


Ingrédients (pour 6 personnes ) :
- 2 oeufs
- 500 g de farine
- 1 cube de levure fraîche

Préparation :


Dans un bol verser de l'eau tiède sur la levure et remuer jusqu'à ce que la levure se soit complètement fondue.

Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients (oeufs et farine). Rajouter la levure.
Si la pâte est trop sèche, ajouter un soupçon de lait.

Pétrir avec les mains pour obtenir une pâte à pain.
Former une boule, recouvrir d'un linge propre et laisser reposer, la pâte doit lever, au moins du double.

Une fois la pâte levée, faire cuire dans l'eau bouillante 20 mn de chaque côté.

La couper très chaude avec un fil de coton, pour éviter qu'elle ne s'écrase.



Photo Google : Knedlik

Nous avions agrémenté nos Knedlik avec une crème à la viande assez courante ici dans j'ai oublié le nom et d'épinards fondus au beurre, c'était vraiment délicieux, même si après 4 bouchées on est calé.



DESSERT - Trdelnik

On en trouve un peu partout autour de la place de la Vieille Ville, c'est la pâtisserie emblématique de la région. Elles sont faites sous vos yeux car doivent être réchauffées avant d'être servies. Les Tredelnik sont des gens de tubes de pâtes chauffés sur un cylindre au-dessus d'un feu et tournés sans cesse durant la cuisson. Le gâteau se compose tout simplement de farine, sucre, oeufs, lait, levure, mais c'est l'accompagnement et la cuisson qui font toute la différence. L'accompagnement le plus courant est un mélange de sucre, de noisettes, cacahuètes, et cannelle, dans lequel on vient rouler le Trdelnik. Le plus simple est de vous montrer quelques images de la fabrication !


On commence par faire de longues baguettes de pâte


Puis on enroule le serpent de pâte autour du cylindre, et l'on vient saupoudré la pâte d'une premier mélange de sucre/cannelle


Et Finalement on fait chauffer le tout sur le feu en tournant le cylindre régulièrement. On roule le trdelnik dans un mélange de noix/cacahuètes/sucre etc...


Love.

PS 1 : Je viens de m'apercevoir que j'avais oublié de vous parler d'une multitude d'autres spécialités ! Comme le Gulash, la bière, l'absinthe (que je n'ai pas testé, Papa, Maman rassurez-vous), les saucisses... Tout cela fera l'objet d'un autre article !

PS 2 : Oui, il y a de quoi prendre 10kg.

4 sept. 2011

La vie Erasmus.

de gauche à droite : Tiago - un Argentin très étrange - Milou - Lulu que l'on peut apercevoir derrière !


Vivre dans un pays étranger lorsque l'on est étudiant est souvent synonyme de nouvelles rencontres et de multi-culturalisme. A Prague mes rencontres se sont faites assez facilement. Dans un premier temps, j'ai fait des connaissances par le biais de ma coloc Claire qui est à Prague depuis 2 mois et qui a déjà ses groupes d'amis ici, j'ai donc pu rencontré notamment des tchèques grâce à elle. Ces sorties ont toujours été très intéressantes pour comprendre le fonctionnement du pays, les mentalités, les similitudes et les différences entre la France et la République Tchèque, on en apprend toujours un peu plus aux contacts des locaux. Entre échanges autour des voyages des uns et des autres et l'envie de se comprendre mutuellement, les discussions sont bien souvent passionnantes.

Et puis dans un second temps, je me suis faite un groupe d'amis, par le biais de la page Facebook Erasmus Prague, qui organise des rencontres dans des pubs de temps en temps. Lundi prenant mon courage à deux mains, je me rends à un des points de rendez-vous donnés sur la page dans l'après-midi. Anxieuse, dubitative, mais curieuse à la fois. Les premières approches sont difficiles, nous venons tous de pays différents, pour la majorité européens, nous parlons tous en Anglais avec chacun notre accent, et nos conversations sont souvent redondantes "What's your name ?" "Where do you come from ?" "What are you studying ? " bref niveau CM2 quoi. Mais très rapidement les affinités se créent. En République Tchèque pas de soirées "posées" comme en France, ou de soirées en appartement, ici on se traîne de bars en bars, de pubs en pubs, ce qui, je dois l'admettre est assez fatiguant. Néanmoins cela donne une dimension totalement différente aux soirées que j'ai connu jusqu'à maintenant.

Je me lie très vite d'amitié avec Milou, une néerlandaise qui étudie les relations internationales à Maastricht. Puis Tiago, un Portuguais rejoint notre discussion et nous sympathisons également. Et puis de fil en aiguille nous nous retrouvons à former un groupe de 5, Tiago, Gerrit (allemand), Marcello (italien), Milou et moi-même, tous très différents, avec des visions des choses parfois incompatibles, mais étrangement on s'entend tous très bien et chaque personnalité arrive à s'exprimer. On se voit presque tous les jours, car nous sommes tous encore en vacances, soit pour boire un verre, soit pour dîner, ou alors pour faire des visites ; et tout de suite le programme Erasmus prend tout son sens ! On vient certes découvrir un nouveau pays, mais aussi rencontrer des gens différents !

J'aime beaucoup ces petits instants partagés entre erasmus, par exemple, lorsque Milou m'a invité dans sa coloc' et où nous avons cuisiné un plat typiquement tchèque (soit bien lourd) fait de sorte de gros gnocchis, d'épinards et d'une sauce à la viande. Puis nous avons continué avec une sorte de pâtisserie locale à la noix de coco, de crème au beurre, de chocolat, de confiture (oui c'est très spécial...) pour finalement finir notre soirée à se faire découvrir des groupes de musiques et écouter des tubes des années 90 très old school ! J'adore aussi nos après-midi dans les parcs à discuter et regarder les photos prises la veille au Chapeau Rouge (pub/bar à la mode, bien que la musique soit très spéciale, sorte de dub/électro/hard) ou au Batalion. Mais aussi parler chiffons et nous échanger les bons plans de Prague !

C'était l'idée que je me faisais d'Erasmus, et je visais plutôt juste ; une grande communauté où chacun y trouve ce qu'il y cherche, des amis, des gens pour faire la fête, des personnes pour échanger. Pour sortir on peut toujours compter sur Lulu, une russe délurée toujours partante pour tout organiser, mais aussi sur Elpidaki qui vient de Grèce. En résumé, toutes les nationalités se mélangent, et ce n'est pas fini car la plupart des étudiants arrivent au mois de Septembre... Un vrai melting-pot !


PS1 : Adieu soleil (du moins pour aujourd'hui)

PS 2 : Concert des Bloody Beetroots jeudi au Lucerna. Jamais j'aurais pensé un jour dans ma vie aller à un concert d'électro...

PS 3 : Bonne rentrée !

1 sept. 2011

Synagogue de Jérusalem - Mur de John Lennon - Kampa


Mur de John Lennon

Prague regorge de petits trésors architecturaux ou artistiques coincés entre deux immeubles, ou cachés dans une petite rue, trésors qui font de Prague cette si belle ville. C'est le cas de la Synagogue de Jérusalem. Il faut la connaître ou en avoir entendu parler pour y aller car aucun guide ou presque ne la mentionne, pourtant c'est un petit bijou. Au bout de Narodni Trida et de Hybernska soit 2 grosses avenues de Prague et au détour d'une petite rue on entrevoit quelques couleurs éclatantes et une architecture de type orientale qui détonne face aux façades praguoises. En avançant on découvre peu à peu l'entrée de la synagogue, digne d'un décor de Bollywood. Claire et moi restons un peu bluffées par tant de couleurs et de travail, mais aussi par le contraste saisissant qu'offre la synagogue par rapport au reste de la rue. Ce n'est pas sans nous rappeler l'importance également de la communauté juive à Prague dans le passé, communauté qui a peu à peu été délaissée, renfermée dans des ghettos puis par la suite exterminée. Puis on entre, alors on découvre de riches ornements, des formes et des graphismes rappelant la culture orientale. C'est une petite synagogue, le tour est donc rapide, mais on en prend plein la vue, un feu d'artifice de couleurs.


Synagogue de Jérusalem


Puis nous continuons notre balade en direction de Màla Strana, au passage Claire m'indique quelques bars et pubs sympas, nous bavons devant les vitrines d'une pâtisserie françaises, et nous rejoignons la Place de l'Hôtel de Ville, Claire me guide dans les rues un peu moins touristiques et nous nous arrêtons quelques minutes nous acheter un Trdelnik pour le goûter. Je vous reparlerai dans un prochain article de cette spécialité. Puis nous traversons le Pont Charles, les touristes y sont moins nombreux que mi-août, on sent que c'est la fin des vacances pour les pays de l'ouest européen. Ensuite, nous arrivons dans Màla Strana, nous cherchons à rejoindre le mur de John Lennon qui se situe en face de l'ambassade française ; après avoir un peu tourné en rond nous y sommes. Ce mur était quelques années auparavant un « symbole de contestation pour les dissidents tchèques au régime communiste qui vénéraient Jonh Lenon et ses textes anticonformistes ». La petite anecdote veut que John Lennon ait tagué quelque chose sur ce mur... mais quoi, le mystère reste pour nous entier ! Puis nous arrivons dans le parc de Kampa, où se dresse 3 gros bébés œuvre de l'artiste Černý qui a dispersé nombre de ses créations dans les recoins de Prague. Ce sont les mêmes bébés que l'on peut apercevoir grimpant la tour de la télévision. On trouve aussi un rang de pingouins jaunes qui s'illuminent sur l'eau ; le musée de Kampa, musée d'art contemporain juste à côté, semble être l'explication la plus probable à ces œuvres délirantes. Finalement nous rejoignons le pont Legií qui mène jusqu'à chez nous, fatiguées de cette grande balade.


Les bébés de Cerny à Kampa


Le mur de John Lennon

Ps 1 : The wifi is working et home !