On en trouve un peu partout dans les supermarchés vendus soit prédécoupés mais la plupart du temps cela se présente comme une sorte de pâte à pain non cuite. Je dois avouer que la première fois que j'ai croisé cette espèce de gros cylindre jaunâtre je pensais que c'était du pain à faire cuire. C'est en dînant avec Milou que j'ai compris que je faisais fausse route. Les fameux knedlik très répandus en République Tchèque, contrairement aux gnocchis qui sont faits à base de pommes de terre ou de semoule de blés, sont faits uniquement à base de farine à gros grains «Hruba mouka» . Je vais essayer d'en faire moi-même, en attendant je vous laisse la recette trouvée sur internet :
7 sept. 2011
Food #1
4 sept. 2011
La vie Erasmus.
1 sept. 2011
Synagogue de Jérusalem - Mur de John Lennon - Kampa
Prague regorge de petits trésors architecturaux ou artistiques coincés entre deux immeubles, ou cachés dans une petite rue, trésors qui font de Prague cette si belle ville. C'est le cas de la Synagogue de Jérusalem. Il faut la connaître ou en avoir entendu parler pour y aller car aucun guide ou presque ne la mentionne, pourtant c'est un petit bijou. Au bout de Narodni Trida et de Hybernska soit 2 grosses avenues de Prague et au détour d'une petite rue on entrevoit quelques couleurs éclatantes et une architecture de type orientale qui détonne face aux façades praguoises. En avançant on découvre peu à peu l'entrée de la synagogue, digne d'un décor de Bollywood. Claire et moi restons un peu bluffées par tant de couleurs et de travail, mais aussi par le contraste saisissant qu'offre la synagogue par rapport au reste de la rue. Ce n'est pas sans nous rappeler l'importance également de la communauté juive à Prague dans le passé, communauté qui a peu à peu été délaissée, renfermée dans des ghettos puis par la suite exterminée. Puis on entre, alors on découvre de riches ornements, des formes et des graphismes rappelant la culture orientale. C'est une petite synagogue, le tour est donc rapide, mais on en prend plein la vue, un feu d'artifice de couleurs.
Synagogue de Jérusalem
Puis nous continuons notre balade en direction de Màla Strana, au passage Claire m'indique quelques bars et pubs sympas, nous bavons devant les vitrines d'une pâtisserie françaises, et nous rejoignons la Place de l'Hôtel de Ville, Claire me guide dans les rues un peu moins touristiques et nous nous arrêtons quelques minutes nous acheter un Trdelnik pour le goûter. Je vous reparlerai dans un prochain article de cette spécialité. Puis nous traversons le Pont Charles, les touristes y sont moins nombreux que mi-août, on sent que c'est la fin des vacances pour les pays de l'ouest européen. Ensuite, nous arrivons dans Màla Strana, nous cherchons à rejoindre le mur de John Lennon qui se situe en face de l'ambassade française ; après avoir un peu tourné en rond nous y sommes. Ce mur était quelques années auparavant un « symbole de contestation pour les dissidents tchèques au régime communiste qui vénéraient Jonh Lenon et ses textes anticonformistes ». La petite anecdote veut que John Lennon ait tagué quelque chose sur ce mur... mais quoi, le mystère reste pour nous entier ! Puis nous arrivons dans le parc de Kampa, où se dresse 3 gros bébés œuvre de l'artiste Černý qui a dispersé nombre de ses créations dans les recoins de Prague. Ce sont les mêmes bébés que l'on peut apercevoir grimpant la tour de la télévision. On trouve aussi un rang de pingouins jaunes qui s'illuminent sur l'eau ; le musée de Kampa, musée d'art contemporain juste à côté, semble être l'explication la plus probable à ces œuvres délirantes. Finalement nous rejoignons le pont Legií qui mène jusqu'à chez nous, fatiguées de cette grande balade.
Les bébés de Cerny à Kampa
Le mur de John Lennon
Ps 1 : The wifi is working et home !
29 août 2011
Apprentissage du pays.
Ahoj ! Après avoir suivi me tribulations immobilières, passons à des articles un peu plus fournis et étoffés. Samedi soir Claire m'a invité à rejoindre une de ses amies tchèques Katarina, étudiante en Master de droit et d'histoire à l'université Charles. Katarina a déjà fait Erasmus en Angleterre et part pour 5 mois à Saint-Pétersbourg, elle sait donc ce que c'est que d'arriver dans une ville où l'on ne connaît personne, où l'on ne parle pas la langue. On s'installe donc dans un restaurant Mexicain pour manger quelque chose puis nous continuons notre soirée dans une brasserie comme on en trouve beaucoup ici. Katarina nous a expliqué la différence ici entre un bar et un pub mais je ne me rappelle plus exactement.
La discussion (en Anglais, of course) a été pour ma part très instructive. On a parlé des habitudes tchèques et de leurs perceptions de certaines choses qui sont très différentes des nôtres. Pour commencer un Tchèque mange le midi entre 11h et 13h et le soir vers 19h parfois plus tôt, car manger plus tard, ça fait grossir.... Léger décalage donc quand Katarina nous dit qu'elle a déjà mangé avant de venir... Il est 18h45... J'ai plus envie de goûter que de manger, je commande donc juste un apéritif. Elle nous explique que le gouvernement a mis en place un système avec les patrons d'entreprise et les restaurateurs ; les employés reçoivent des genres de ticket-resto d'une certaine somme et peuvent les utiliser dans les restaurants qui proposent des daily menus à 4€ (=100 czk) pour les personnes qui travaillent. Il en est de même pour les étudiants ; il existe plusieurs restaurants universitaires à travers la ville où l'on peut manger un menu pour 2 ou 3€, une bonne chose à savoir, même si Katarina nous prévient que ce sont souvent des soupes et de plats en sauce, grandes spécialités en République Tchèque. On ne trouve pas de poissons ici et chacun peut comprendre pourquoi, où alors ils sont chers et mauvais, néanmoins on trouve de la viande fumée, des saucisses et du salami en veux-tu en voilà. Yummi...! En ce qui concerne les légumes on trouve surtout des haricots verts frais, du chou (!), des carottes, des poireaux enfin de quoi faire un bon pot-au-feu pour les longues soirées d'hiver. Re-Yummi...! (joke)
Katarina nous parle d'une particularité pour les prénoms : personne ou presque ne s'appelle par son prénom ils utilisent des diminutifs, par exemple personne n'appelle Katarina ainsi (sauf nous pauvres Françaises) mais Katka. Et c'est pour tous les prénoms ainsi, je ne me rappelle plus des autres exemples qu'elle nous a cité, tant parfois le surnom est éloigné du prénom. Les parents choisissent le prénom de leurs enfants en fonction du diminutif... Ca m'amuse beaucoup, ça donne l'impression que tous appartiennent à une grande famille conviviale et chaleureuse où tout le monde est cousin avec tout le monde et le nomme par son diminutif, comme une marque d'affection. Cela n'empêche que les Tchèques ne s'embrassent pas ou du moins tant qu'ils ne sont pas intimes... Evidemment première chose que j'ai faite en voyant Katarina, je lui est fait la bise sans réfléchir. Heureusement pour moi elle a des amis français et est habituée à cela, mais sur le coup cela ne m'a même pas traversé la tête.
Le République Tchèque est une nation jeune et qui a dû mal à se trouver une forte identité car trop longtemps morcellée et tiraillée. Il y a à la fois un fort sentiment national et communautaire ici, mais dans le même temps un réel désir d'ouverture. Selon Claire, les Tchèques ont développé un sentiment de frustration par rapport aux habitants de l'ouest de l'Europe et ont tendance à se sentir inférieurs. D'un côté la jeune génération parle couramment Anglais est est ouvert au tourisme car sans le tourisme le pays ne pourrait clairement pas vivre, et de l'autre l'ancienne génération qui ne parle pas un mot d'anglais et qui te regarde d'un mauvais oeil lorsque tu leur dis dans un tchèque bafouillé que tu ne parles pas Tchèque. Malgré tout j'ai réussi à identifier ce que l'on me demandé en Tchèque au Tesco soit « avez-vous la carte de fidélité », donc plus besoin de faire répéter en Anglais, je réponds par un simple « ne » (prononcé né = non). Je dis bonjour, merci, au revoir, s'il-vous-plaît sans problème. Hier j'ai même commandé un café en Tchèque j'étais relativement fière de moi, jusqu'à ce que la serveuse embraye sur tout un tas de questions en tchèque ; « avec ou sans, lait, grand ou petit » et j'ai dû évidemment demander la traduction en Anglais... Mais Katka nous rassure, mieux vos essayer, montrer que nous faisons des efforts pour nous intégrer, plutôt que de rester passifs, les gens apprécient davantage et vous traitent d'égal à égal.
Puis elle nous parle des problèmes de budget de l'éducation, le gouvernement cherche à faire payer plus cher l'université aux étudiants, non pas pour augmenter le budget universitaire et développer la recherche ou installer de meilleurs équipements, mais pour faire des économies étatiques, donc remplacer le budget de l'état pour l'éducation par des frais de scolarité plus élevés pour les étudiants. Forcement ça passe mal ici. Pourtant Katka nous assure qu'elle est plus de droite d'habitude (Claire m'expliquera sur le chemin du retour qu'ici tout le monde se dit de droite car la gauche signifie pour eux le communisme = cf histoire de la République Tchèque), mais que concernant ce sujet elle ne peut rester impassible. D'ailleurs, concernant l'université ici il faut passer un examen pour y entrer et elle est payante, tout le monde ne peut donc pas aller à la fac comme nous en France. Et puis les universités sont classées selon les villes et on demande logiquement la meilleure en premier. Je m'estime donc heureuse de pouvoir suivre quelques cours à la Faculty of Arts de Charles University, la meilleure du pays dans ce domaine. Katka en profite pour me conseiller un cycle de conférences historiques franco-tchèques dispensé en francais et anglais très intéressant et instructif, que Marion (qui était à Prague l'année dernière) m'avait déjà conseillé. Elle me rassure sur l'administration des relations internationales, ce sont des gens charmants, pas de panique si je n'ai pas reçu d'email.
Puis finalement on parle de la sécurité en République Tchèque, elle nous confirme notre sentiment premier, il n'y a rien à craindre la nuit à Prague, même dans les transports en commun de nuit. Bien sûr il faut rester vigilent, mais on ne se sent jamais en insécurité comme cela peut arriver le soir à Paris où dans la rue en France. Ici, personne ne vous aborde pour vous demander votre numéro, ou bien simplement pour vous embetter. Et puis le gros avantage d'habiter en plein centre c'est que les rues ne sont jamais vides, et dans un sens c'est rassurant. Après plusieurs verres (de bières pour elles, pour moi de Fanta), nous décidons de rentrer, il a plu toute la journée et finalement à 23h30, la pluie a cessé de tomber.
Láska.
PS 1 : Claire a emménagé hier après-midi
PS 2 : Merci pour tout vos gentils commentaires. Oui, l'appart est dingue !
PS 3 : Bon anniversaire avec une journée d'avance à ma petite cousine et filleule Angèle ! 10 ans !
